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Débilité
La débilité est un terme de l’astrologie traditionnelle désignant une situation dans laquelle une planète se trouve dans une position considérée comme peu conforme à sa nature symbolique.
Elle s’oppose à la notion de dignité.
Les deux principales débilités essentielles sont :
l’exil, lorsqu’une planète se trouve dans le signe opposé à son domicile ;
la chute, lorsqu’elle se trouve dans le signe opposé à son exaltation.
Par exemple, Mars est traditionnellement domicilié en Bélier et en Scorpion. Il est donc considéré en exil dans les signes opposés, Balance et Taureau.
Une planète en débilité ne devient pas inactive ni nécessairement « mauvaise ». Sa fonction peut simplement éprouver davantage de difficulté à s’exprimer directement ou conformément à sa nature traditionnelle.
Dans une perspective psychologique, la débilité peut être comprise comme une fonction qui demande davantage d’apprentissage, de différenciation ou d’adaptation.
Une difficulté initiale peut ainsi conduire à développer une expression plus consciente et plus personnelle de la fonction planétaire.
La débilité ne doit jamais être interprétée indépendamment des maisons, aspects, maîtrises et autres facteurs du thème.
Décan
Chaque signe du zodiaque possède 30 degrés. Il peut être divisé en trois parties égales de 10 degrés, appelées décans.
Le premier décan s’étend de 0° à 10°.
Le deuxième décan s’étend de 10° à 20°.
Le troisième décan s’étend de 20° à 30°.
Les décans constituent une subdivision ancienne du zodiaque.
Plusieurs systèmes de maîtrise des décans existent. Certaines traditions attribuent à chaque décan une planète particulière selon un ordre traditionnel ; d’autres utilisent des correspondances reposant sur les signes appartenant au même élément.
Le décan apporte ainsi une nuance secondaire au signe occupé par une planète.
Une planète située à 4° du Cancer et une planète située à 24° du Cancer appartiennent toutes deux au Cancer, mais certaines écoles considèrent que leur position dans des décans différents colore différemment leur expression.
Le décan reste toutefois un facteur secondaire. Il ne doit pas prendre le pas sur le signe, la maison, les aspects et les maîtrises principales.
Déclinaison
La déclinaison est une coordonnée astronomique indiquant la distance angulaire d’un astre au nord ou au sud de l’équateur céleste.
Elle peut être comparée à la latitude terrestre, mais appliquée à la sphère céleste.
Une planète peut donc posséder une déclinaison Nord ou Sud.
La déclinaison permet notamment d’étudier deux relations particulières :
le parallèle de déclinaison, lorsque deux astres se trouvent à des déclinaisons très proches du même côté de l’équateur céleste ;
le contre-parallèle, lorsqu’ils possèdent des déclinaisons comparables mais de côtés opposés.
Le parallèle est parfois rapproché symboliquement d’une conjonction, tandis que le contre-parallèle peut être rapproché d’une opposition.
La déclinaison constitue une dimension supplémentaire par rapport aux aspects zodiacaux fondés uniquement sur la longitude.
Son usage est plus fréquent dans les approches techniques, traditionnelles, mondiales ou spécialisées de l’astrologie.
Degrés
Le cercle zodiacal comprend 360 degrés.
Chaque signe en occupe 30.
Le Bélier correspond ainsi aux degrés zodiacaux 0° à 30°, le Taureau à 30° à 60°, et ainsi de suite jusqu’aux Poissons.
Le degré permet de déterminer avec précision la position d’une planète, d’un angle ou d’une cuspide.
Une position astrologique peut être exprimée en :
degrés ;
minutes d’arc ;
secondes d’arc.
Un degré comprend 60 minutes d’arc et une minute comprend 60 secondes d’arc.
La précision du degré est essentielle pour calculer les aspects, les orbes, les transits et de nombreuses techniques prévisionnelles.
Degrés symboliques
Certaines traditions attribuent également une image ou une signification particulière à chacun des 360 degrés du zodiaque.
Parmi ces systèmes figurent notamment les degrés ou symboles sabians, ainsi que diverses séries de degrés symboliques développées par différents auteurs.
Ces systèmes ne font pas partie des fondements géométriques indispensables du thème. Ils constituent une couche interprétative complémentaire.
Le degré symbolique gagne donc à être utilisé après l’analyse des structures principales du thème et non comme substitut à celles-ci.
Démarches
Les démarches désignent les différentes étapes méthodologiques permettant de passer de la lecture des éléments isolés d’un thème à une interprétation synthétique.
L’interprétation astrologique comporte généralement deux grands mouvements :
l’analyse ;
la synthèse.
L’analyse consiste à identifier méthodiquement les différents facteurs :
Ascendant ;
Soleil ;
Lune ;
planètes ;
signes ;
maisons ;
aspects ;
maîtrises ;
dominantes ;
configurations.
La synthèse consiste ensuite à déterminer comment ces différents facteurs fonctionnent ensemble.
Une démarche pédagogique cohérente peut progresser de la manière suivante :
étudier la structure générale du thème ;
repérer les dominantes ;
analyser les luminaires et l’Ascendant ;
étudier le maître d’Ascendant ;
examiner les planètes personnelles ;
étudier les planètes sociales et transpersonnelles ;
observer les maisons ;
analyser les aspects ;
identifier les configurations majeures ;
repérer les contradictions et complémentarités ;
effectuer enfin une synthèse psychologique et dynamique.
La démarche protège contre une interprétation fragmentaire dans laquelle une seule position planétaire serait considérée comme suffisante pour définir une personne.
Descendant
Le Descendant est le degré du zodiaque situé exactement à l’opposé de l’Ascendant.
Il correspond à l’intersection entre l’écliptique et l’horizon occidental.
Il constitue la cuspide de la maison VII et l’un des quatre angles fondamentaux du thème.
L’axe Ascendant–Descendant met en relation deux pôles complémentaires :
soi — autre ;
affirmation personnelle — relation ;
manière d’entrer dans le monde — manière de rencontrer l’altérité.
L’Ascendant correspond davantage au mode spontané d’engagement dans l’existence. Le Descendant renseigne sur les qualités recherchées, rencontrées ou projetées dans les relations significatives.
Le signe du Descendant peut notamment décrire certains traits particulièrement visibles chez les partenaires, associés ou adversaires déclarés.
Il ne signifie pas nécessairement que le partenaire doit appartenir au signe correspondant.
Le Descendant représente plutôt une fonction relationnelle complémentaire que la personnalité doit progressivement reconnaître et intégrer.
Le maître du Descendant, sa maison, son signe, ses aspects et les planètes situées en maison VII précisent considérablement cette interprétation.
Descente aux enfers
L’expression « descente aux enfers » appartient au langage symbolique et mythologique.
Elle désigne un processus de confrontation avec des dimensions profondes, douloureuses ou jusqu’alors inconscientes de l’existence.
De nombreux mythes présentent un héros descendant dans le monde souterrain avant d’en revenir transformé.
Psychologiquement, cette image peut correspondre à une période durant laquelle les anciennes certitudes ne fonctionnent plus et où des contenus refoulés, des peurs, des deuils, des pertes ou des conflits profonds doivent être rencontrés.
L’astrologie psychologique rapproche particulièrement ce processus du symbolisme de Pluton, du Scorpion et de la maison VIII.
Les contacts importants entre Pluton et le Soleil peuvent notamment symboliser des périodes où l’identité ancienne est profondément remise en question.
La « descente aux enfers » ne doit toutefois pas être considérée comme un diagnostic psychologique ni comme l’annonce inévitable d’un événement dramatique.
Elle désigne surtout un processus symbolique de dépouillement et de transformation :
perte d’anciens repères ;
confrontation à ce qui était évité ;
crise ;
transformation ;
reconstruction sur de nouvelles bases.
La dimension plutonienne ne consiste donc pas uniquement à détruire. Elle confronte à ce qui doit mourir psychiquement pour qu’une nouvelle organisation puisse émerger.
Destinée
La destinée désigne traditionnellement l’ensemble des orientations, événements et accomplissements constituant le déroulement d’une existence.
Dans une astrologie strictement déterministe, le thème pourrait être considéré comme représentant un destin déjà fixé.
Une approche psychologique et humaniste considère plutôt la carte du ciel comme une structure de potentialités, dans laquelle plusieurs niveaux de réalisation restent possibles.
Le Milieu du Ciel et la maison X sont traditionnellement associés à la réalisation sociale, à la direction prise dans l’existence et à ce qui cherche à être accompli.
Cependant, la destinée astrologique ne peut être réduite à la maison X.
L’ensemble du thème contribue à la trajectoire individuelle :
le Soleil indique une direction de réalisation consciente ;
l’Ascendant décrit une manière d’entrer dans l’existence ;
le Milieu du Ciel représente une orientation d’accomplissement ;
les Nœuds lunaires sont utilisés par certaines écoles pour penser une direction évolutive ;
Saturne confronte aux nécessités de maturation ;
les cycles et transits indiquent des périodes durant lesquelles certaines problématiques deviennent particulièrement actives.
La destinée peut ainsi être comprise moins comme une suite d’événements imposés que comme la rencontre entre une structure de potentialités, les circonstances de l’existence et les réponses apportées à ces circonstances.
Déterminantes
Les déterminantes sont des classifications permettant d’évaluer la structure générale du thème avant d’en interpréter les détails.
Trois classifications fondamentales peuvent être distinguées.
Le binaire
Il répartit les signes selon leurs polarités :
positive ou masculine ;
négative ou féminine.
Il renseigne symboliquement sur la tendance à l’extériorisation ou à l’intériorisation.
Le ternaire
Il répartit les signes selon trois modalités :
cardinale ;
fixe ;
mutable.
Il renseigne sur la manière de mettre l’énergie en mouvement, de la maintenir ou de la transformer.
Le quaternaire
Il répartit les signes selon les quatre éléments :
Feu ;
Terre ;
Air ;
Eau.
Il permet d’apprécier les grandes orientations du fonctionnement : intuition et dynamisme, concrétisation, pensée et relation, sensibilité et réceptivité.
L’analyse des déterminantes permet d’identifier des dominantes, des équilibres ou des carences avant d’examiner les facteurs individuels.
Elles constituent donc une première vision de la texture générale du thème.
Déterminisme
Le déterminisme désigne l’idée selon laquelle les événements et comportements résulteraient nécessairement de causes antérieures.
Appliqué à l’astrologie, un déterminisme absolu supposerait que la position des astres au moment de la naissance fixe intégralement la personnalité et l’existence future.
Une telle conception pose immédiatement la question du libre arbitre.
L’astrologie psychologique et humaniste privilégie généralement une position plus nuancée.
Le thème peut représenter :
des tendances ;
des besoins ;
des tensions ;
des habitudes ;
des potentialités ;
des périodes de plus grande sensibilité à certains processus.
Il ne détermine pas nécessairement une réponse unique.
Un carré Saturne–Mars peut, par exemple, être vécu comme frustration, inhibition, lutte contre l’autorité, endurance, maîtrise de l’effort ou capacité exceptionnelle de discipline.
La configuration demeure identique ; son niveau d’expression peut évoluer.
La question centrale n’est donc pas seulement : « que va-t-il arriver ? », mais également : comment une structure donnée peut-elle être vécue, comprise et transformée ?
Le thème indique des contraintes et des possibilités, mais la conscience modifie la manière dont elles sont actualisées.
Dignité
Une dignité désigne une position dans laquelle une planète est traditionnellement considérée comme particulièrement à l’aise pour exprimer sa nature.
Les principales dignités essentielles sont :
le domicile ;
l’exaltation.
Une planète en domicile occupe le signe qu’elle gouverne.
Une planète en exaltation occupe un signe dans lequel la tradition lui attribue une capacité d’expression particulièrement forte.
Les positions opposées constituent les principales débilités :
l’exil est opposé au domicile ;
la chute est opposée à l’exaltation.
La dignité ne signifie pas automatiquement que la planète produira des résultats heureux.
Elle indique surtout que sa fonction dispose d’un environnement symbolique cohérent avec sa nature.
Mars en Bélier peut, par exemple, exprimer facilement initiative, action et affirmation. Cette facilité peut produire courage et esprit d’entreprise, mais également impulsivité ou agressivité si la fonction est insuffisamment régulée.
Une dignité représente donc une facilité d’expression, non une garantie de maturité.
Directe — Planète directe
Une planète est dite directe lorsque son mouvement apparent s’effectue dans le sens habituel de progression à travers le zodiaque.
Depuis la Terre, certaines planètes semblent périodiquement ralentir, s’immobiliser puis reculer dans le zodiaque. Elles sont alors dites rétrogrades.
Lorsqu’elles reprennent leur mouvement habituel, elles redeviennent directes.
La séquence apparente est donc généralement :
mouvement direct ;
ralentissement ;
station ;
rétrogradation ;
nouvelle station ;
reprise du mouvement direct.
Dans un thème natal, le mouvement direct est généralement considéré comme le mode ordinaire de manifestation d’une fonction planétaire.
La rétrogradation introduit, selon certaines écoles, une expression plus intériorisée, réfléchie, atypique ou nécessitant une réélaboration particulière.
Le mouvement direct et rétrograde ne doivent toutefois pas être interprétés isolément du reste du thème.
Directions
Les directions sont des techniques astrologiques permettant de faire évoluer symboliquement les positions du thème natal afin d’étudier le développement dans le temps.
Plusieurs méthodes existent.
Directions primaires
Technique traditionnelle reposant sur le mouvement de la sphère céleste et sur des calculs astronomiques et géométriques complexes.
Les directions primaires occupent une place importante dans certaines formes d’astrologie traditionnelle et prévisionnelle.
Directions secondaires — Progressions secondaires
Elles reposent sur la correspondance symbolique :
un jour après la naissance = une année de vie.
Le ciel du trentième jour après la naissance correspond ainsi symboliquement à la trentième année.
La Lune progressée occupe une place particulièrement importante en raison de sa vitesse et de son cycle d’environ vingt-sept à vingt-neuf ans.
Directions symboliques
Elles utilisent une clé conventionnelle, fréquemment :
1 degré = 1 année.
Les planètes ou points du thème sont déplacés symboliquement selon cette correspondance.
Les directions ne remplacent pas les transits.
Elles décrivent plutôt une évolution interne ou symbolique du thème natal, tandis que les transits représentent les positions réelles des planètes à un moment donné.
La combinaison de plusieurs techniques permet généralement une lecture temporelle plus nuancée qu’une méthode unique.
Dissonance
La dissonance désigne une relation astrologique comportant tension, incompatibilité apparente ou difficulté de coopération entre plusieurs fonctions.
Les aspects traditionnellement qualifiés de dissonants comprennent principalement :
le carré ;
l’opposition ;
le semi-carré ;
le sesqui-carré.
Le terme ne signifie pas nécessairement « mauvais ».
Une dissonance produit une tension demandant une réponse.
Cette tension peut devenir :
conflit ;
frustration ;
répétition ;
crise ;
mais également motivation, effort, créativité et transformation.
Une personne possédant de nombreux aspects dissonants peut développer une importante capacité de mobilisation précisément parce que son équilibre ne lui est pas donné spontanément.
Inversement, un thème comportant beaucoup d’aspects harmonieux peut offrir de nombreuses ressources mais parfois moins de pression pour les développer.
L’interprétation moderne considère donc la dissonance comme une dynamique de tension et d’intégration, plutôt que comme un indicateur mécanique de malheur.
Diurne
Le terme diurne possède plusieurs sens en astrologie.
Position au-dessus de l’horizon
Dans un thème natal, les maisons VII, VIII, IX, X, XI et XII se trouvent au-dessus de l’horizon et constituent l’hémisphère diurne.
Une forte occupation de cet hémisphère peut être interprétée comme accentuant la relation au monde extérieur, à la vie sociale ou à la participation visible à l’environnement.
Mouvement diurne
Le mouvement diurne désigne le mouvement apparent quotidien du ciel résultant principalement de la rotation terrestre.
Les astres semblent se lever à l’Est, culminer puis se coucher à l’Ouest.
Astrologie traditionnelle
Certaines traditions utilisent également la notion de secte diurne ou nocturne.
Un thème est dit diurne lorsque le Soleil se trouve au-dessus de l’horizon et nocturne lorsqu’il se trouve en dessous.
Certaines planètes sont alors considérées comme plus conformes à une secte diurne ou nocturne.
Ces différents sens doivent être distingués selon le contexte technique utilisé.
Domicile
Une planète est en domicile lorsqu’elle se trouve dans un signe dont elle est la maîtresse.
Dans le système traditionnel principal :
le Soleil gouverne le Lion ;
la Lune gouverne le Cancer ;
Mercure gouverne les Gémeaux et la Vierge ;
Vénus gouverne le Taureau et la Balance ;
Mars gouverne le Bélier et traditionnellement le Scorpion ;
Jupiter gouverne le Sagittaire et traditionnellement les Poissons ;
Saturne gouverne le Capricorne et traditionnellement le Verseau.
Les systèmes modernes attribuent également :
le Scorpion à Pluton ;
le Verseau à Uranus ;
les Poissons à Neptune.
Une planète en domicile se trouve dans un environnement symbolique correspondant directement à sa fonction.
Mercure en Gémeaux peut ainsi manifester facilement mobilité mentale et communication.
Vénus en Balance peut exprimer aisément recherche d’harmonie et sens relationnel.
Le domicile constitue une dignité, mais ne garantit pas une expression psychologiquement mature.
Une planète fortement placée possède surtout davantage de facilité et de puissance pour manifester son principe.
Domification
La domification est l’opération consistant à diviser la sphère astrologique en douze maisons à partir du lieu et de l’heure considérés.
Elle permet notamment de déterminer :
l’Ascendant ;
le Descendant ;
le Milieu du Ciel ;
le Fond du Ciel ;
les cuspides des douze maisons.
Contrairement aux signes, qui constituent douze divisions zodiacales régulières de 30°, les maisons dépendent de l’heure et du lieu.
Plusieurs systèmes de domification existent, parmi lesquels :
Placidus ;
Campanus ;
Régiomontanus ;
Koch ;
maisons égales ;
signes entiers.
Ces méthodes ne placent pas toujours les cuspides intermédiaires au même endroit.
Le choix du système peut donc modifier la maison occupée par certaines planètes situées près d’une cuspide.
La domification répond à une question fondamentale :
dans quel domaine de l’expérience une fonction planétaire tend-elle particulièrement à se manifester ?
Le signe indique une manière d’être ou de fonctionner ; la maison indique principalement un champ d’expérience.
Dominante
Une dominante est un facteur particulièrement puissant ou structurant dans un thème natal.
Il peut s’agir :
d’une planète ;
d’un élément ;
d’une modalité ;
d’un signe ;
d’une maison ;
d’une configuration.
Une planète peut devenir dominante parce qu’elle est :
proche d’un angle ;
maîtresse de l’Ascendant ;
conjointe au Soleil ou à la Lune ;
impliquée dans de nombreux aspects ;
dispositeur final d’une chaîne planétaire ;
fortement dignifiée ;
située au sommet d’une configuration importante.
Il n’existe pas de système universel permettant de calculer les dominantes. Les différentes écoles utilisent des critères et des pondérations différents.
La dominante ne doit donc pas être comprise comme une mesure mathématique absolue.
Elle sert surtout à identifier les fonctions les plus fortement sollicitées dans l’organisation générale du thème.
Plusieurs dominantes peuvent coexister et produire une personnalité complexe.
Domination
La domination désigne, dans certains vocabulaires astrologiques, la relation de maîtrise exercée par une planète sur un signe, une maison ou une autre planète.
Une planète située dans un signe se trouve sous la maîtrise de la planète gouvernant ce signe.
Par exemple :
une Lune en Sagittaire est sous la maîtrise de Jupiter ;
un Mars en Balance est sous la maîtrise de Vénus.
De même, une maison dont la cuspide tombe en Cancer est gouvernée par la Lune.
Cette notion conduit directement à l’étude des dispositeurs et des chaînes planétaires.
Le mot « domination » ne doit pas être confondu avec la dominante.
La dominante concerne l’importance relative d’un facteur dans le thème.
La domination concerne une relation de maîtrise entre plusieurs facteurs astrologiques.
Doriphorie
La doriphorie désigne, dans le vocabulaire utilisé par certaines écoles, une concentration particulièrement importante de planètes dans une même zone du thème.
Elle peut être définie comme un amas comportant environ cinq planètes ou davantage dans un même signe ou une même maison.
Une telle concentration crée un foyer exceptionnellement puissant.
Si plusieurs planètes occupent une même maison, le domaine correspondant prend une importance majeure dans l’existence.
Si elles se concentrent dans un même signe, les caractéristiques de ce signe deviennent fortement valorisées.
La doriphorie doit être analysée en tenant compte :
des planètes présentes ;
de leur ordre ;
de leurs aspects ;
du maître du signe ;
de la maison concernée ;
des éventuelles planètes extérieures à la concentration.
Le terme n’est pas employé de manière parfaitement uniforme selon les traditions. Dans l’astrologie antique, doryphorie peut également désigner une configuration de « garde » ou d’« escorte » autour d’un luminaire. Il convient donc de préciser le sens retenu lorsqu’il est utilisé.
Dans le lexique psychologique contemporain, l’idée essentielle reste celle d’une concentration exceptionnelle d’énergie astrologique.
Double — Signes doubles
Le terme « signe double » désigne des signes dont le symbolisme comporte explicitement une notion de dualité, de dédoublement, d’alternance ou de coexistence de plusieurs orientations.
La terminologie varie selon les écoles.
Les Gémeaux constituent l’exemple le plus évident par leur symbole même des deux jumeaux.
Les Poissons représentent deux poissons orientés en sens opposés.
Le Sagittaire, mi-homme mi-cheval, associe nature instinctive et aspiration vers un horizon supérieur.
Certaines classifications ajoutent également la Balance en raison de son fonctionnement fondé sur deux plateaux, deux positions et la recherche d’un équilibre.
Dans d’autres traditions, l’expression « signes doubles » est pratiquement synonyme de signes mutables, ce qui conduit à inclure Gémeaux, Vierge, Sagittaire et Poissons.
Le terme doit donc être utilisé avec précision.
Symboliquement, un signe double suggère la capacité à percevoir plusieurs dimensions d’une situation, mais également le risque d’hésitation, de contradiction ou de division intérieure lorsque les différentes tendances ne sont pas intégrées.
Dragon — Tête et Queue du Dragon
Le Dragon est une ancienne désignation symbolique de l’axe des Nœuds lunaires.
Les Nœuds lunaires sont les deux points où l’orbite de la Lune coupe le plan de l’écliptique.
Ils sont toujours exactement opposés.
Le Nœud Nord est traditionnellement appelé :
Tête du Dragon ;
Caput Draconis.
Le Nœud Sud est appelé :
Queue du Dragon ;
Cauda Draconis.
Les Nœuds ne sont pas des corps célestes. Ce sont des points géométriques.
Ils jouent un rôle astronomique fondamental dans le phénomène des éclipses : une éclipse ne peut se produire que lorsque la Nouvelle Lune ou la Pleine Lune se situe suffisamment près de l’axe nodal.
Astrologiquement, leur signification varie selon les écoles.
Dans les approches karmiques et évolutives :
le Nœud Sud est souvent associé à des habitudes, acquis ou modes de fonctionnement déjà familiers ;
le Nœud Nord représente une direction de développement demandant davantage d’apprentissage et de différenciation.
Cette interprétation ne doit pas conduire à considérer le Nœud Sud comme négatif et le Nœud Nord comme automatiquement positif.
L’enjeu consiste plutôt à utiliser les ressources du pôle Sud pour développer progressivement les possibilités du pôle Nord.
Dualité
La dualité désigne la coexistence de deux pôles, tendances ou orientations différentes au sein d’une même réalité.
Le langage astrologique est profondément structuré par des dualités.
Le zodiaque comporte six axes de signes opposés :
Bélier–Balance ;
Taureau–Scorpion ;
Gémeaux–Sagittaire ;
Cancer–Capricorne ;
Lion–Verseau ;
Vierge–Poissons.
Le binaire distingue polarité positive et négative.
Le thème oppose symboliquement :
Ascendant et Descendant ;
Fond du Ciel et Milieu du Ciel ;
jour et nuit ;
individuel et relationnel ;
intériorité et extériorité.
La dualité apparaît également à l’intérieur même de certaines fonctions.
Un besoin de sécurité peut coexister avec un besoin de liberté.
Le désir d’autonomie peut être accompagné d’un fort besoin de relation.
La volonté de changement peut entrer en conflit avec la nécessité de conserver certaines structures.
Une approche psychologique de l’astrologie ne cherche pas nécessairement à supprimer ces contradictions.
Le développement consiste souvent à maintenir consciemment deux pôles suffisamment longtemps pour qu’une nouvelle forme d’intégration devienne possible.
La dualité constitue ainsi moins une anomalie qu’une caractéristique fondamentale du fonctionnement psychique et du symbolisme astrologique.