Dictionnaire astrologique — Lettre E - Cours d’astrologie humaniste et psychologique | Formation en ligne

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E
Eau
L’Eau est l’un des quatre éléments astrologiques avec le Feu, la Terre et l’Air.
Les trois signes d’Eau sont :
Cancer
Scorpion
Poissons
L’Eau correspond symboliquement au monde du ressenti, de la sensibilité, de l’émotion, de l’imagination et de la réceptivité psychique. Elle décrit la capacité à être affecté intérieurement par une situation et à établir des liens à partir de l’expérience subjective.
Le Cancer représente principalement l’Eau protectrice et nourricière. Il cherche à créer un espace de sécurité permettant à la vie affective de se développer.
Le Scorpion correspond à une Eau plus profonde, concentrée et transformatrice. Il confronte aux passions, aux attachements, aux crises et aux processus de transformation.
Les Poissons représentent une Eau plus diffuse et ouverte. Ils peuvent favoriser empathie, imagination, inspiration et sensibilité à ce qui dépasse les limites strictement individuelles.
Une dominante Eau dans un thème peut accentuer :
la sensibilité ;
l’intuition ;
la réceptivité ;
l’imagination ;
l’empathie ;
la mémoire émotionnelle ;
la profondeur affective.
Lorsque cette fonction devient excessive ou insuffisamment différenciée, elle peut favoriser hypersensibilité, difficulté à prendre de la distance, dépendance affective, confusion ou envahissement par les émotions.
Une faible représentation de l’Eau ne signifie pas absence de sentiments. Elle peut indiquer que l’émotion est moins spontanément reconnue, exprimée ou utilisée comme moyen privilégié d’orientation.
Le fonctionnement de l’Eau doit toujours être mis en relation avec les trois autres éléments afin de comprendre comment sentiment, pensée, action et réalité concrète peuvent s’articuler.

Échappatoire
L’échappatoire désigne, dans certaines méthodes d’interprétation, une voie de résolution ou de médiation permettant à une configuration conflictuelle de trouver une expression plus constructive.
Lorsqu’un thème présente une opposition, un carré, un carré en T ou une autre configuration fortement tendue, certaines planètes reliées harmonieusement au conflit peuvent offrir des ressources permettant d’en transformer l’expression.
Il ne s’agit donc pas d’une fuite devant le problème.
L’échappatoire représente plutôt une fonction astrologique capable d’introduire :
une médiation ;
une nouvelle manière d’agir ;
un changement de perspective ;
une capacité complémentaire ;
un mode d’expression plus intégrateur.
Par exemple, une opposition fortement conflictuelle reliée par trigone ou sextile à une troisième planète peut trouver dans cette planète un moyen d’élaboration.
L’interprétation doit alors se demander :
quelle fonction constitue la ressource ?
dans quel signe s’exprime-t-elle ?
dans quelle maison peut-elle être mobilisée ?
comment est-elle reliée aux facteurs conflictuels ?
Une échappatoire ne supprime donc pas la tension. Elle montre comment celle-ci peut être utilisée plutôt que seulement subie.

Éclipses
Une éclipse résulte d’un alignement particulier du Soleil, de la Terre et de la Lune à proximité des Nœuds lunaires.
Deux grandes catégories existent.
Éclipse solaire
Une éclipse solaire se produit à la Nouvelle Lune lorsque la Lune passe entre la Terre et le Soleil et masque totalement ou partiellement le disque solaire pour certaines régions terrestres.
Éclipse lunaire
Une éclipse lunaire se produit à la Pleine Lune lorsque la Terre se trouve entre le Soleil et la Lune et que la Lune traverse l’ombre terrestre.
Toutes les Nouvelles Lunes et Pleines Lunes ne produisent pas d’éclipse, car l’orbite lunaire est inclinée par rapport au plan de l’écliptique. La lunaison doit avoir lieu suffisamment près de l’axe des Nœuds lunaires.
Astrologiquement, les éclipses occupent une place importante dans certaines traditions, notamment en astrologie mondiale.
Dans l’étude individuelle, certaines écoles observent particulièrement les éclipses lorsqu’elles touchent par conjonction ou opposition :
le Soleil natal ;
la Lune natale ;
l’Ascendant ;
le Milieu du Ciel ;
une planète fortement dominante.
L’éclipse peut alors être interprétée comme une accentuation particulière d’un cycle soli-lunaire.
Elle ne doit toutefois pas être considérée automatiquement comme l’annonce d’un événement dramatique. Son importance dépend du thème, de sa proximité avec les facteurs natals et du contexte général des transits.

Écliptique
L’écliptique est le grand cercle de la sphère céleste correspondant au trajet apparent annuel du Soleil vu depuis la Terre.
Astronomiquement, ce cercle correspond à l’intersection de la sphère céleste avec le plan de l’orbite terrestre autour du Soleil.
L’écliptique constitue un repère fondamental de l’astrologie.
Le zodiaque est organisé autour de ce plan.
Les longitudes zodiacales des planètes sont mesurées le long de l’écliptique à partir du point vernal.
L’écliptique est inclinée d’environ 23,4° par rapport à l’équateur céleste. Cette inclinaison est à l’origine du cycle des saisons.
Les deux intersections entre l’écliptique et l’équateur céleste correspondent aux équinoxes.
Les deux points où le Soleil atteint sa déclinaison maximale correspondent aux solstices.
L’écliptique constitue donc l’une des bases astronomiques essentielles permettant de comprendre la construction du zodiaque tropical.

Éléments
L’astrologie occidentale répartit les douze signes entre quatre éléments :
Feu
Terre
Air
Eau
Chaque élément regroupe trois signes.
Feu
Bélier
Lion
Sagittaire
Le Feu est associé à l’élan, à l’intuition, à l’enthousiasme, à la volonté d’expression et à la capacité de mobilisation.
Terre
Taureau
Vierge
Capricorne
La Terre correspond au concret, à la matérialisation, au réalisme, à l’organisation et au rapport aux réalités tangibles.
Air
Gémeaux
Balance
Verseau
L’Air concerne la pensée, le langage, la communication, la relation et la capacité de conceptualisation.
Eau
Cancer
Scorpion
Poissons
L’Eau concerne la sensibilité, les émotions, l’imagination, l’intuition et le monde intérieur.
L’étude de la répartition des planètes entre les quatre éléments constitue l’une des premières étapes de l’analyse globale d’un thème.
Une forte présence d’un élément indique généralement qu’un certain mode d’expérience est facilement disponible.
Une carence ne signifie pas absence absolue de la fonction correspondante. Elle peut indiquer qu’elle doit être développée de manière moins spontanée.
L’objectif n’est pas de déterminer quel élément est « meilleur », mais de comprendre comment les quatre fonctions peuvent collaborer. Le corpus astrologique distingue explicitement Terre, Eau, Air et Feu comme les quatre composantes du quaternaire.

Ellipse
Une ellipse est une courbe fermée possédant deux foyers.
Les orbites des planètes autour du Soleil sont elliptiques et non parfaitement circulaires.
Le Soleil occupe l’un des foyers de l’ellipse orbitale.
Cette forme explique notamment que la distance d’une planète au Soleil varie au cours de sa révolution.
Deux points particuliers de l’orbite peuvent ainsi être distingués :
le périhélie, où la planète est au plus près du Soleil ;
l’aphélie, où elle en est le plus éloignée.
L’orbite lunaire autour de la Terre est également elliptique, ce qui permet de distinguer périgée et apogée.
L’ellipse appartient principalement au vocabulaire astronomique nécessaire à la compréhension des mouvements planétaires.

Émetteurs d’énergies
L’expression « émetteurs d’énergies » appartient à un langage symbolique utilisé par certaines écoles astrologiques.
Elle ne doit pas être comprise comme l’affirmation de l’existence d’une énergie physique mesurable transmise par les signes ou les planètes.
Dans le langage astrologique, les signes de polarité positive sont traditionnellement associés à une dynamique d’extériorisation :
Bélier ;
Gémeaux ;
Lion ;
Balance ;
Sagittaire ;
Verseau.
Ils tendent symboliquement à orienter l’activité vers l’extérieur, l’expression, l’action, l’échange ou la manifestation.
Les signes de polarité négative sont davantage associés à la réception, l’assimilation et l’intériorisation.
Les planètes peuvent également être considérées symboliquement comme des fonctions qui manifestent différents types d’activité :
Mars agit ;
Vénus relie et valorise ;
Mercure distingue et communique ;
Saturne structure ;
Jupiter développe ;
Uranus différencie ;
Neptune sensibilise ;
Pluton transforme.
Parler d’« émission d’énergie » revient donc principalement à décrire la manière dont une fonction astrologique se manifeste et agit dans l’ensemble du thème.

Émotivité
L’émotivité désigne la capacité à réagir affectivement et physiologiquement à une stimulation intérieure ou extérieure.
Elle constitue une propriété normale du fonctionnement humain.
En astrologie, la Lune représente l’un des principaux facteurs associés à la réactivité émotionnelle.
Vénus participe à la sensibilité affective et relationnelle.
Neptune peut accentuer la perméabilité et la sensibilité aux atmosphères.
Mars intervient dans les réactions de colère, de défense ou d’excitation.
Uranus peut correspondre à des réactions nerveuses soudaines ou à une grande excitabilité.
L’émotivité doit être distinguée de l’émotion elle-même.
L’émotion est un état particulier : peur, joie, tristesse, colère.
L’émotivité désigne davantage la facilité, l’intensité et la rapidité avec lesquelles les émotions sont déclenchées.
Une forte émotivité n’implique ni faiblesse ni instabilité psychologique. Elle peut devenir une ressource lorsqu’elle s’accompagne de capacité de différenciation, de régulation et de mise en sens.
Aucune combinaison astrologique ne permet cependant de diagnostiquer une hyperémotivité pathologique.

Encadrements
L’encadrement est une technique astrologique consistant à étudier un facteur important en fonction des deux planètes qui l’entourent selon un ordre déterminé.
Les encadrements peuvent notamment concerner :
le Soleil ;
la Lune ;
l’Ascendant ;
le Milieu du Ciel.
L’idée fondamentale consiste à considérer que le facteur encadré reçoit une coloration symbolique des deux planètes situées de part et d’autre.
Un Ascendant encadré par Mars et Jupiter peut, par exemple, être interprété à travers la combinaison des fonctions martienne et jupitérienne : affirmation, action, expansion, confiance, conquête ou excès selon l’ensemble du thème.
La technique ne remplace pas les aspects.
Elle introduit une lecture supplémentaire de l’environnement planétaire entourant un facteur majeur.
Son importance dépend de la méthode astrologique utilisée et doit rester secondaire par rapport aux positions, aspects, maisons et maîtrises principales.

Énergies planétaires
L’expression « énergie planétaire » désigne symboliquement la fonction particulière représentée par chaque planète.
Elle ne désigne pas nécessairement une énergie physique transmise par les astres.
Chaque planète représente un principe fonctionnel.
Le Soleil correspond notamment à la centralisation, à l’identité et à la volonté de réalisation.
La Lune correspond à la sensibilité, aux besoins et aux réactions.
Mercure représente la perception, la pensée, la différenciation et la communication.
Vénus représente l’attraction, la valeur et la relation.
Mars représente l’action, le désir et l’affirmation.
Jupiter correspond à l’expansion, à la confiance et à la recherche de sens.
Saturne représente la structure, la limite, la concentration et le temps.
Uranus correspond à la différenciation, à l’émancipation et au changement.
Neptune représente la perméabilité, l’imagination, l’idéal et la dissolution des frontières.
Pluton correspond à l’intensité, au pouvoir de transformation et aux processus profonds de destruction et de régénération.
Les aspects montrent comment ces différentes fonctions coopèrent, s’opposent ou se transforment mutuellement.
Le thème natal peut ainsi être compris comme un système de fonctions interdépendantes, et non comme une simple juxtaposition de planètes.

Éphémérides
Les éphémérides sont des tables indiquant les positions astronomiques des corps célestes à différentes dates.
Elles permettent notamment de connaître :
la longitude zodiacale des planètes ;
leur déclinaison ;
leur mouvement direct ou rétrograde ;
les changements de signe ;
certaines données concernant la Lune et les Nœuds.
Avant la généralisation des logiciels astrologiques, elles constituaient un outil indispensable pour calculer manuellement une carte du ciel.
Elles restent essentielles pour comprendre les bases du calcul astrologique et vérifier les positions utilisées.
Les éphémérides servent notamment à étudier :
les thèmes natals ;
les transits ;
les progressions ;
les révolutions solaires ;
les ingrès ;
les rétrogradations ;
les cycles planétaires.
Elles peuvent être calculées pour différentes heures de référence, fréquemment 0 h en temps universel.
Une éphéméride fournit des données astronomiques ; l’interprétation de ces données relève ensuite de l’astrologie.

Équateur terrestre
L’équateur terrestre est un cercle imaginaire entourant la Terre à égale distance des deux pôles.
Il divise la planète en deux hémisphères :
hémisphère Nord ;
hémisphère Sud.
Sa latitude est de 0°.
Les latitudes géographiques sont mesurées à partir de l’équateur, de 0° jusqu’à 90° Nord ou Sud.
L’équateur terrestre doit être distingué de l’équateur céleste.
L’équateur céleste correspond à la projection de l’équateur terrestre sur la sphère céleste.
L’angle entre l’équateur céleste et l’écliptique est d’environ 23,4°.
Leurs intersections correspondent aux points équinoxiaux.
La notion d’équateur est importante en astrologie technique parce que latitude, horizon, méridien et équateur interviennent dans les calculs nécessaires à la domification et à la détermination des angles.

Équinoxes
Les équinoxes correspondent aux deux moments de l’année où le Soleil apparent traverse l’équateur céleste.
Ils se produisent approximativement :
autour du 20 mars ;
autour du 22 ou 23 septembre.
À proximité des équinoxes, la durée du jour et celle de la nuit sont proches de l’égalité, bien que l’égalité exacte dépende notamment de la réfraction atmosphérique et de la définition du lever et du coucher du Soleil.
L’équinoxe de mars marque, dans le zodiaque tropical, le début du Bélier et du printemps dans l’hémisphère Nord.
L’équinoxe de septembre marque le début de la Balance et de l’automne dans l’hémisphère Nord.
Les équinoxes correspondent ainsi à deux des quatre points fondamentaux du cycle saisonnier.
Astrologiquement, ils introduisent la croix cardinale :
Bélier ;
Cancer ;
Balance ;
Capricorne.
Le Bélier marque une impulsion de commencement.
La Balance introduit un nouveau rapport entre l’individu et son environnement relationnel.

Ère
Une ère astrologique désigne une très longue période symbolique associée au déplacement progressif du point vernal par rapport aux constellations, phénomène lié à la précession des équinoxes.
Un cycle complet de précession dure approximativement 26 000 ans.
En divisant symboliquement ce cycle en douze secteurs, une ère représente environ 2 100 à 2 200 ans.
Les expressions les plus connues sont :
Ère du Bélier ;
Ère des Poissons ;
Ère du Verseau.
Les limites précises des constellations et le point exact où commence une ère font l’objet de divergences importantes entre auteurs. Il n’existe donc pas de date universellement reconnue pour le commencement de « l’Ère du Verseau ».
La notion d’ère astrologique appartient principalement à l’astrologie mondiale, historique et symbolique.
Elle sert à réfléchir à de très longues transformations collectives plutôt qu’à des événements individuels précis.

Été
Dans le zodiaque tropical, l’été de l’hémisphère Nord commence avec le Cancer, se poursuit avec le Lion et s’achève avec la Vierge.
Ces trois signes représentent trois étapes différentes du cycle saisonnier.
Cancer — début de l’été
Signe cardinal d’Eau.
La vie cherche à protéger, nourrir et préserver ce qui s’est développé.
Lion — milieu de l’été
Signe fixe de Feu.
L’énergie solaire atteint symboliquement une phase de rayonnement, d’expression et de pleine affirmation.
Vierge — fin de l’été
Signe mutable de Terre.
Le cycle entre dans une phase de différenciation, de sélection, d’organisation et de préparation à la saison suivante.
L’été permet ainsi d’observer clairement le fonctionnement du ternaire :
cardinal : commencement ;
fixe : stabilisation ;
mutable : transition.
La symbolique saisonnière constitue l’un des fondements du zodiaque tropical.

Éthique
L’éthique astrologique concerne les principes permettant d’utiliser l’interprétation astrologique dans le respect de la personne, de son autonomie et des limites de la pratique.
Elle implique notamment :
la confidentialité ;
la prudence interprétative ;
le respect de la liberté individuelle ;
l’absence de jugement moral à partir du thème ;
la distinction entre potentialité symbolique et certitude factuelle ;
le refus d’annoncer comme inévitables des événements graves ;
la reconnaissance des limites de compétence.
Le thème natal ne doit pas devenir un moyen d’enfermer une personne dans une identité astrologique.
Une formulation telle que « Saturne en maison VII condamne au célibat » transforme une symbolique complexe en verdict.
Une formulation plus rigoureuse cherche plutôt à comprendre les problématiques de relation, d’engagement, de limites ou de sécurité pouvant être représentées par la configuration.
L’éthique implique également de ne pas utiliser l’astrologie à la place d’un diagnostic médical, psychologique ou psychiatrique.
L’astrologie gagne à être employée comme outil de réflexion et de mise en conscience, non comme instrument d’autorité absolue.

Étoiles fixes
Les étoiles fixes sont les étoiles visibles situées à des distances considérables du système solaire.
Elles furent appelées « fixes » parce que leurs positions relatives apparaissent presque immuables à l’échelle d’une vie humaine, contrairement aux planètes qui se déplacent visiblement sur le fond des étoiles.
En astrologie traditionnelle, certaines étoiles ont acquis une importance particulière, notamment :
Aldébaran ;
Régulus ;
Antarès ;
Fomalhaut ;
Spica ;
Algol ;
Sirius.
Leur utilisation repose généralement sur une conjonction très étroite avec une planète ou un angle du thème.
Les orbes utilisés sont habituellement beaucoup plus réduits que ceux des aspects planétaires.
Les étoiles fixes appartiennent principalement aux traditions anciennes, médiévales et à certaines formes d’astrologie mondiale ou spécialisée.
Elles constituent une couche d’interprétation complémentaire et ne remplacent pas l’analyse des facteurs fondamentaux du thème.

Événementiel
L’astrologie événementielle cherche à mettre en relation les configurations astrologiques et la temporalité des événements.
Elle peut utiliser notamment :
les transits ;
les progressions ;
les directions ;
les révolutions solaires ;
les lunaisons ;
les éclipses ;
les cycles planétaires.
Une approche strictement événementielle cherche principalement à répondre à la question : que peut-il se produire et à quel moment ?
Une approche psychologique déplace partiellement la question :
quel processus devient actif à cette période et comment peut-il être vécu ?
Un transit de Saturne, par exemple, peut correspondre à des manifestations extérieures très différentes selon la personne : responsabilités professionnelles, restructuration d’une relation, limitation matérielle, engagement, solitude choisie ou nécessité de consolider une situation.
La configuration astrologique décrit donc plus sûrement une qualité de période qu’un événement unique prédéterminé.
L’étude événementielle gagne à croiser plusieurs techniques plutôt qu’à tirer une conclusion à partir d’un seul transit.

Évolution
L’évolution désigne le processus par lequel une personne transforme progressivement sa manière de vivre les potentialités de son thème.
Dans une approche humaniste ou psychologique, une configuration natale ne possède pas une seule expression définitive.
Mars peut être vécu comme agressivité incontrôlée, affirmation défensive, courage, capacité d’initiative ou action consciemment orientée.
Saturne peut être vécu comme peur, inhibition, rigidité, discipline, persévérance ou maîtrise.
Pluton peut apparaître sous forme de lutte de pouvoir, obsession, crise, profondeur psychologique ou capacité de transformation.
Le thème natal reste structurellement identique, mais la conscience et le niveau d’intégration peuvent évoluer.
Les cycles, progressions et transits peuvent accompagner certaines étapes de cette évolution.
Le premier retour de Saturne, l’opposition d’Uranus ou certaines progressions majeures peuvent ainsi correspondre à des périodes où des réorganisations deviennent nécessaires.
L’évolution astrologique ne signifie donc pas « échapper à son thème », mais développer des formes plus différenciées et plus conscientes de ses potentialités.

Exaltation
L’exaltation est l’une des principales dignités essentielles de l’astrologie traditionnelle.
Une planète est dite exaltée dans un signe où sa fonction est considérée comme particulièrement valorisée ou capable de s’exprimer avec puissance.
Parmi les exaltations traditionnelles les plus utilisées :
Soleil en Bélier ;
Lune en Taureau ;
Mercure en Vierge ;
Vénus en Poissons ;
Mars en Capricorne ;
Jupiter en Cancer ;
Saturne en Balance.
Le signe opposé à celui de l’exaltation correspond à la chute de la planète.
L’exaltation ne signifie pas que toutes les manifestations de la planète seront nécessairement heureuses.
Elle indique plutôt une forte capacité d’expression du principe planétaire.
Mars exalté en Capricorne peut, par exemple, associer action, stratégie, endurance et capacité à poursuivre un objectif.
Une planète exaltée reste néanmoins soumise à l’ensemble de son contexte : maison, aspects, maîtrises et configurations.

Excès
L’excès désigne une fonction astrologique présente avec une intensité telle qu’elle peut déséquilibrer l’ensemble du thème.
Il peut exister un excès :
d’un élément ;
d’une modalité ;
d’une polarité ;
d’une fonction planétaire ;
d’un secteur du thème.
Un excès de Feu peut favoriser enthousiasme, initiative et créativité, mais également impatience ou surestimation des possibilités.
Un excès de Terre peut apporter réalisme et endurance, mais devenir rigidité ou matérialisme.
Un excès d’Air peut favoriser intelligence relationnelle et conceptualisation, mais conduire à dispersion ou intellectualisation.
Un excès d’Eau peut enrichir sensibilité et imagination, mais rendre plus difficile la distanciation émotionnelle.
Une fonction fortement dominante n’est donc ni bonne ni mauvaise.
Le problème apparaît lorsque son développement empêche d’autres fonctions nécessaires de participer à l’équilibre psychique.
L’étude des excès doit toujours être complétée par celle des carences, car les deux phénomènes sont souvent liés.

Exil
L’exil est une débilité essentielle de l’astrologie traditionnelle.
Une planète est en exil lorsqu’elle occupe le signe opposé à l’un de ses domiciles.
Exemples traditionnels :
le Soleil, domicilié en Lion, est en exil en Verseau ;
la Lune, domiciliée en Cancer, est en exil en Capricorne ;
Mars, domicilié en Bélier, est en exil en Balance ;
Vénus, domiciliée en Balance, est en exil en Bélier.
L’exil indique que la fonction planétaire doit s’exprimer dans un environnement symbolique dont les exigences sont différentes de son fonctionnement spontané.
Cela ne signifie pas que la planète devient incapable de fonctionner.
Mars en Balance, par exemple, doit apprendre à articuler affirmation personnelle, confrontation et prise en compte de l’autre.
Une planète en exil peut donc représenter une fonction exigeant adaptation et élaboration.
Dans une lecture psychologique, cette difficulté peut devenir une source importante de conscience et de différenciation.

Extraversion
L’extraversion est une notion particulièrement développée par la psychologie analytique de Carl Gustav Jung.
Elle désigne une orientation privilégiée de l’énergie psychique vers le monde extérieur, les objets, les situations et les relations.
Une personne principalement extravertie tend à être stimulée par l’interaction avec l’environnement.
L’introversion représente le mouvement complémentaire vers le monde intérieur, les représentations subjectives et l’élaboration personnelle.
En astrologie, certaines classifications peuvent être utilisées pour réfléchir symboliquement à cette polarité.
Les signes traditionnellement positifs ou masculins sont fréquemment associés à une plus grande tendance à l’extériorisation :
Bélier ;
Gémeaux ;
Lion ;
Balance ;
Sagittaire ;
Verseau.
Une forte occupation de l’hémisphère situé au-dessus de l’horizon peut également souligner l’importance du rapport au monde social et extérieur.
Cependant, aucune de ces indications ne permet, isolément, de définir une personne comme extravertie.
Un thème peut comporter simultanément des facteurs d’extraversion et d’introversion.
L’enjeu consiste alors à comprendre dans quels domaines l’énergie cherche spontanément le monde extérieur et dans quels domaines elle demande retrait, intériorité et élaboration personnelle.
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